17200 ROYAN
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ROYAN CYCLOTOURISME
Royan-Océan-Club-Cyclo
Voyage d’Anne Marie et de Jacques dans le grand nord.
 
 
 
 
 
 
17 juin
Ça y est, nous avons retrouvé le soleil de minuit ! Et même un sacré soleil, je ne sais pas s'il fait aussi chaud à Royan. Mais les nuages approchent... Voyage assez mouvementé: pour la" nuit banquette "à  Oslo, nous nous sommes trouvés séparés, dans 2 zones
qui ne communiquent plus après le dernier vol. Jacques me croyait morte dans un coin sombre... Arrivés à Narvik, pas de vélos, pas de ballot de sacoches pour Jacques ! Nous avons passé une mauvaise nuit. Le lendemain, sainte Bécane étant intervenue, le voyage a pu commencer.
Narvik-Kiruna en deux étapes bien cabossées, temps magnifique et paysages somptueux de lacs, cascades, montagnes enneigées, forêt de petits bouleaux. Seul hic, pas le moindre magasin dans ce parc national très sauvage, mon compagnon commençait à loucher sur mes rondeurs en salivant.
Aujourd'hui, tourisme minier à Kiruna, visite fort intéressante. La soute aux vivres est regarnie, on raccroche les sacoches demain matin. Bises à tous.
AM
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
18 juin
Jukkasjarvi. À quelques km de Kiruna, un détour s'impose pour voir le fameux hôtel de glace. Une merveille ! Les Lapidiales de glace, à cela près que ces sculptures destinées à fondre ont en plus le charme de l'éphémère. Réception et bar de glace puis chambres sculptées par des artistes différents pour chaque suite. Personne dans le couloir, à -5 on ne doit pas se lever tard. Nous poursuivons ensuite sous la pluie, fine et fraîche, à travers l'interminable forêt de bouleaux et de sapins dont nous ne sommes pas près de sortir. Nuit au bord d'un lac à Vittangi ds un camping improbable et parfaitement équipé, y compris en matière de moustiques. 19/06Pas de pluie mais vent de face, pas trop violent heureusement. Même forêt mêmes moustiques, et auberge de jeunesse ce soir faute de terrain de camping. Je ne nous vois pas bivouaquer entourés d'un nuage vouzounant. Nous sommes d'ailleurs 4 cyclos en quête de Cap Nord dans l'AJ, mais les autres arriveront avant nous. Ce serait bien si le vent tournait cette nuit... Bises à tous.
 
20 juin
20 juin (96 km) . Après un bon PDDM à l'auberge de jeunesse, nous partons de bonne heure. Pas de vent, route agréable. À Karesunando, tablée internationale de cyclos sacochards, un français étant venu grossir les rangs. Mais nous n'allons pas nous arrêter déjà ! Plus de camping avant 150 km ? Bof, on trouvera bien  un coin pour se poser. Nous passons en Finlande. Nous allons bivouaquer dans une sorte de pré, l'herbe y est profonde et les moustiques accueillants. Pas facile de manger la soupe avec sa moustiquaire de tête ! Le moindre bout de peau est aussitôt dégusté. Ah ! La cuisine française ! Autant dire que nous nous sommes couchés tôt en fermant bien la guitoune. 21 juin (30 km). Il a plu toute la nuit et ça continue. Plier dans ces conditions prend du temps... Enfin, pour l'instant ce n'est qu'une pluie fine. Nous partons avec l'intention de passer en Norvège dans la journée et d'atteindre Kautokeino, l'une des rares villes de Laponie. Oui, mais c'est un vrai déluge qui nous tombe dessus, vent de face, et Jacques qui a pris une bûche hier n'est pas vraiment gaillard. Nous voici donc cette fois ci dans un bel hôtel à prendre des vacances de nababs. Il pleut toujours, pas de veine pour la fête de la Saint Jean. Bises à tous les vélos.
 
23 juin Passage en Finlande
 
 23 Juin
J'espère que le séjour au Mont Dore s'est bien passé, que vous rentrerez au bercail ni trop cuits ni trop rincés. Nous avons commencé par la cuisson mais depuis l'arrosage est arrivé, hou la la !  Ici, on peut lire ses mails en pleine forêt, à 50 km du moindre hameau, pas de zone blanche ! Les rennes sont connectés ( et bien planqués). Bises ! AM
 
Vous m'en direz tant !
 
23 juin On change de Pays mais pas de paysage.
 

23 juin Kautokeino

23 juin Kautokeino
Qu'on était donc bien dans cet hôtel! Nous en sommes pourtant partis, de bonne heure mais pas par la bonne route. Résultat, 97km au lieu de 80. Pluie fine intermittente et vent du Nord glacé, 8 degrés. Pas de canicule ici.
Nous sommes donc en Laponie norvégienne.
Le mot Lapon est banni (il signifie crasseux, loqueteux ) remplacé par Sami ou Same. La réhabilitation de cette minorité au cours du XX ème siècle est un phénomène remarquable. Résultat, ils sont fiers de porter leurs vêtements traditionnels et d'exposer leur culture dans un charmant petit musée. On y voit par exemple un bonnet à corne, vêtement banni par les prêcheurs luthériens, parce que le diable pouvait se cacher dans la corne ! Et on ne peut qu'admirer comme de presque rien les Sames on pu tirer une culture originale et assez raffinée.
Au cours de l'étape d'hier, nous avons vu les arbres rapetisser et les conifères se raréfier. La taïga remplace progressivement la forêt. Le relief est doux mais les sacoches suffisent à nos guibolles.
 

28 juin Entre Alta et Skaidi, remède à la canicule

28 juin Entre Alta et Skaidi, remède à la canicule
e 27/06/2019, à 20:08, Anne-Marie CREMAULT a écrit :

Étape inachevée pour cause de vent de travers excessif, nous sommes trop jeunes pour mourir sous un camion. Donc, la tente a été dressée précipitamment sur un matelas de bruyères et de rochers, on verra bien demain si nous nous réveillons avec les côtes en long. Réfugiés dans la guitoune, notre principale préoccupation est de saisir l'eclaircie pro-pisse, il faut dire que le ciel déverse un coktail pluie et neige bien rafraîchissant.
On pense à tous les malheureux caniculés qui devraient bien s'acheter un vélo pour nous rejoindre. La vie est belle. Bises des deux fous !
Envoyé depuis l'application Mail Orange

28juin De Kautokeino à Russenès
Le 28/06/2019, à 18:31, anne-marie.cremault@orange.fr a écrit :

On a roulé, on s'est mouillé et on a pris du vent dans le nez depuis mon dernier message ! Les moustiques qui nous criaient " bienvenue !" ont fini par comprendre que la cuisine française n'est pas pour leur gnaf. La baisse de température y est pour qq chose.
Nous avons fait ce parcours il y a deux ans dans l'autre sens. C'est curieux, ce ne sont pas les mêmes coins qui me plaisent. Le canyon d'Alta, avec ses pentes à 8%, je l'aime bien plus en descendant ! 15 km de gorges et de torrents, rennes égarés en prime, rochers noirs abrupts et montagnes dechiquetées par le gel, extra, surtout avec un brin de soleil.
Les aspirants cap-nordiers convergent à Alta, à partir de là on voit tous les styles de sacochards, jeunes ultra lights, sexagénaires plus chargés, voisins ou venus de plus loin (Barcelone, Zurich, Estonie...). Mais d'octogénaires, point. Jacques est le seul !
Hier, nous avons dû interrompre l'étape en urgence à cause du vent, aujourd'hui pour la première fois il soufflait dans le bon sens mais les prévisions sont problématiques pour les 2 prochains jours. Basta, on verra bien. Avec une bonne tente suedoise et une besace de provisions, on peut s'adapter.
Fraîches bises à tous.

Envoyé depuis l'application Mail Orange

 

8,9,10 Juillet

8 juillet
8-9/07, d'Utsjoki à Inari
Une grosse étape et une petite ( 105 et 35 km), on prend les terrains où ils sont ! Route facile et vent plutôt favorable, mais l'étape de samedi à laissé des traces. Plus de 3 semaines à ruser avec la météo et se nourrir au petit bonheur, aussi.
Nous sommes ce soir au bord du lac d'Inari, un lac vaste comme une mer et que ce soir le vent hérisse de vagues et d'écume. Il fait encore soleil mais des nuages plombés arrivent, ce n'est pas encore cette nuit que j'assouvirai mon envie de soleil de minuit. Pourtant, il ne reste qu'une étape, il serait temps !
Bon. Nous sommes un peu fous mais pas au point de nous révolter contre le ciel. Et côté adrénaline, cette année encore, il nous a bien servis.
Aujourd'hui, les rennes baguenaudaient sur la grand route. Prudemment, en trottant dur la ligne continue centrale. Pas bêtes !
Bises à tous, et presque à bientôt.


9 juillet
Il ne faisait pas trop mauvais quand nous avons pris le bus pour Ifjord. Pour un peu nous aurions fait exprès de le rater, puisqu'il ne pleuvait pas... Mais quand nous avons vu le parcours, finalement, nous n'étions pas fâchés
d'y échapper. 100km absolument sauvages de montagnes, gorges, champs de cailloux... Repos à Ifjord dans une cabane louée sur le camping, on a pu se dorloter. On part le lendemain en direction de Tana Bru, itinéraire conseillé par le boss du camp. " vous verrez, après la bosse du début c'est tout plat." 1000m de dénivelé, en 65km ! Nuit à l'hôtel.
Pour la dernière étape norvégienne nous avons eu vent portant et route facile. 95km dans l'enfer vert en suivant le fleuve Tana, 95 km sans le moindre ravito. Pas de pluie. Pas de soleil de minuit non plus, il y a des nuages. Ce n'était pas l'année !
Bises à tous.

10 juillet
La dernière étape.
Eh oui ! À partir de demain nous serons des touristes ordinaires, avec simplement des bagages plus malcommodes que les autres. Nous sommes à Ivalo d'où nous nous envolerons demain pour faire du tourisme à Helsinki puis Stockholm puis, devinez ? Royan.
Entre la route et la piste cyclable
Je me demande si je n'ai pas retéci.
Le fantôme du ROC hante les rives du lac
Bord du lac
 
 
21 Juin Dans la mine de KIRUNA Jacques à changé de vélo
 
23 juin Le temps se gate
 
23 juin Moustiquaire et brosse à dents
 

30juin Etape acrobatiqe entre Russenes et Havoysund
1 juillet.Le
troll nous accueille sur l’ile du cap nord
2 juillet Le cap Nord.

30juin Etape acrobatiqe entre Russenes et Havoysund
Le 30/06/2019, à 22:42, Anne-Marie CREMAULT a écrit :


La météo était peu engageante... À midi, éclaircie, on y va, mais le vent est fort et bien mal orienté.
Cett presqu'île est extrêmement sauvage. La route que nous empruntons n'a que 30 ans, avant on n'allait à Havoysund que par mer, à la belle saison. Sur la carte, c'est tout près du Cap Nord, à l'ouest. Côte découpée, montagnes, troupeaux de rennes sous un ciel qui change à une vitesse incroyable, sans le vent cela aurait été un pur enchantement. Avec un vent d'ouest furibard... Coincés entre la côte et la montagne dégoulinante de sources et de cascades, bivouac en plein vent et assez mauvais sommeil tant le vent secouait la toile et hurlait alentour. Pluie battante toute la nuit, 3 degrés dehors, 10 dedans. On planque le beurrier dans son T-shirt pour que ce soit tartinable.
Départ laborieux, nous n'étions même pas certains de pouvoir rouler, le vent ayant encore forci. Heureusement, la route était déserte: les rennes et nous. J'ai souvent mis pied à terre parce que je ne maîtrisais plus le guidon. Heureusement nous n'avions que 25 km à faire !
Nous prenons demain le bateau pour Mageroya, l'île du Cap Nord. Ce soir, on sèche à l'hôtel.
Bises à tous !

1 juillet.Le troll nous accueille sur l’ile du cap nord
Encore 35 km, mais plus raides que le Gardour.


2 juillet Le cap Nord.
Le 02/07/2019, à 18:06, Anne-Marie CREMAULT a écrit :

Au Cap Nord, je suis venue, j'ai vécu mais je n'ai pas vu grand chose, Jacques non plus. Le ciel nous jouait une nouvelle version de l'attaque des oies dans la couette... Mais que diable allions nous faire dans cette galère ? Ben, vérifier que nous étions capables d' y aller ? L'autre fois, il faisait tellement beau que ce n'était pas vraiment le Cap Nord. Cette fois ci, à la bonne heure, le ciel a levé mes doutes: pluie, froid, brouillard, vent, carte complète. Jacques a préféré monter en bus depuis le camp (25 km/880m de dénivelé) pour m'accueillir à l'arrivée. Côté vélos, peu de concurrence: 1 colosse qui avait peur de redescendre à cause du brouillard ! Moi, je n'ai pas eu peur de prendre le bus... Sans m'attarder, le suivant était à 1 h du matin (sans espoir de soleil de minuit). Une foule désœuvrée avait envahi le centre touristique, pire que le jour des soldes aux Galeries Lafayette et les bus faisaient la queue à l'entrée du parking. Pour se mouiller et ne rien voir. C'est décidément un drôle d'endroit.
Demain on reprend le bateau pour la presqu'île suivante, un secteur sauvage que nous découvrirons probablement sous la flotte. Il fait autour de 6 degrés + vent : notre tente suédoise se sent chez elle.
Bises à tous ceux que notre odyssée fait rêver ! (aux autres aussi).
AM et Jacques

 

3 juillet , inquiétude

3 juillet Meham, inquiétude

Pour l'instant on est dans le bateau, mais qu'est-ce qui nous attend dans 2 heures, à Mehamn ?


 

4 juillet

4 juillet
Le 04/07/2019, à 19:10, Anne-Marie CREMAULT a écrit :

4/07. Mehamn.
Nous voici donc dans le village le plus septentrional d'Europe, un vrai village avec une église une école et une boulangerie, et des maisons en bois multicolores. À part ça, il y a des bateaux, des pêcheries et des mouettes, et puis des mouettes, des pêcheries et des bateaux. Il y a aussi un petit aéroport, d'où un employé tire des pétards sur les mouettes pour libérer la piste.
Et ce soir, il y a deux cyclos qui se résignent à prendre le bus demain en attendant le beau temps annoncé pour la semaine prochaine. Il faut dire que les installations du camping de Mehamn sont assez sommaires.
Quant au soleil de minuit, on l'attend encore...
Bises à tous.
 

14 juillet, On prépare le retour...

Le 14/07/2019, à 21:18, Anne-Marie CREMAULT a écrit :

Ivalo, Helsinki, Stockholm...
Vaut-il mieux avoir mal aux pieds ou aux cuisses ? "l'ennui naquit un jour de l'uniformité", alternons les plaisirs !
Pas de pb à Ivalo pour emballer les vélos, il y avait de quoi dans ce minuscule aéroport (2 vols par jour !). Mais dans l'énorme aéroport d'Helsinki, que dalle et ce sera pareil à Stocholm. On avait du scotch et 2 bâches, ça l'a fait.
Helsinki : ville sympathique et vivante p'us que réellement belle, dans un archipel qui fait rêver. Stockholm : heureusement que nous la découvrons après, la capitale finlandaise aurait fait pâle figure en comparaison. C'est du sans faute ! Architecture, site, animation, tout pour plaire dans cette ville cosmopolite. En plus, beaucoup de francophones ce qui est bien pratique. Beaucoup de chantiers comme partout dans le nord où l'été n'est pas trop long pour effacer les cicatrices de l'hiver. City tour et visite du musée du Vasa aujourd'hui, le plus vieux bateau du monde conservé en bon état parce que sa carrière n'a duré que 20 minutes !
J'espère voir enfin un élan demain dans le zoo autochtone, mais, devinez ? il doit pleuvoir.
Et mardi, zou, on démonte, on emballe et on s'envole pour Bordeaux. J'aurai au moins appris cette année à démonter des pédales et à tourner un guidon.
Bises à tous nos followers !